Relax, c’est technique !

Ouf ! Je croyais que je n’allais rien y comprendre. De quoi au juste ?
Un jeu de lumière, un peu de couleurs, un zeste d’émotions et le tout restitué sur une page blanche : tout est dit, bienvenue dans l’univers des arts graphiques ! Pour ceux qui ne nous connaissent pas encore, nous préparons pour les imprimeurs vos fichiers ou ceux d’agences de communication, afin qu’ils restituent le plus fidèlement vos attentes : votre publicité, votre annonce presse, votre catalogue etc….
Les agences THEOREM et UNIT fusionnent :
Constatant la parfaite complémentarité de leurs savoir-faire, de leurs organisations et de leurs portefeuilles de clientèle respectifs, et partageant une même exigence d’engagement et de qualité auprès de leurs clients, les agences THEOREM et UNIT au décidé d’unir leur destin au sein du Groupe Bradford & Condrieu.
- L’agence THEOREM, créée il y a 15 ans dans le groupe Bradford & Condrieu, est dirigée par Jérôme Deligne et Bruno Yves. Se positionnant comme « l’agence qui fait vendre des trucs à des gens », Theorem accompagne des clients majoritairement dans la VAD et la distribution.
- Créée en 2005 par Yves Jacquart, Sylvain Cousin et Eric Alain, l’agence UNIT affiche de belles références dans l’univers de la bancassurance et de la mode, et une culture créative de pointe.
Le nouvel ensemble, qui conserve le nom THEOREM, met à disposition de ses clients une forte expertise en marketing direct, communication opérationnelle et communication corporate, en alliant efficacité commerciale et créativité.
L’agence THEOREM propose à ses clients un service complet de l’amont à l’aval d’une action de communication, intégrant :
- Conseil sur la stratégie de communication et la stratégie des moyens ;
- Conception et création des campagnes et des messages ;
- Production , développement et déploiement des campagnes ;
- Mesure et analyse des performances ;
le tout dans une approche multicanale, mixant supports traditionnels et nouveaux médias digitaux.
Cette fusion sera totalement opérationnelle fin mars, lorsque les équipes UNIT rejoindront à Wambrechies celles de THEOREM. L’agence dispose également d’une implantation à Paris, où se situe 40% sa clientèle.
Avec un chiffre d’affaire prévisionnel 2011 supérieur à 10 M° d’euros et fort de plus de 80 collaborateurs, le groupe Bradford & Condrieu composé des entités THEOREM, GL Création, CHROMA et FABEO figure déjà dans le peloton de tête des groupes de communication de la région Nord et peut afficher une ambition nationale.
Zoom sur la charte graphique
La charte graphique
C’est la déclinaison pratique de la conception graphique. Grâce à ce document, l’identité visuelle de l’entreprise se fabrique, la représentation graphique de l’identité d’une entreprise se réalise. L’identité visuelle exprime les valeurs, l’activité et les ambitions de l’entreprise. Elle permet de se faire reconnaitre facilement parmi ses concurrents. Chaque entreprise doit avoir sa propre identité visuelle. L’identité visuelle se traduit par des signes, des couleurs, des formes et un logo immédiatement compréhensible et facilement mémorisable.
L’identité visuelle est déclinée sur l’ensemble des supports grâce à la charte graphique. On trouve des informations techniques sous forme de gabarit pour pouvoir ensuite décliner la conception graphique. La charte graphique est ce document que l’on retrouve dans le dossier de liaison ou carnet de liaison.
Ce que notre oeil voit …
Que l’on regarde un timbre poste ou la dernière campagne d’affichage Renault en 20 mêtres sur 30 placardée sur les facades des immeubles du périphérique parisien, nous voyons une image superbe et nette. Pourtant la résolution image n’est pas la même, vraiment pas la même ! C’est juste une question de distance, celle qui sépare notre oeil du support regardé.
Alors à quelle distance, l’oeil humain ne voit plus de différence de résolution :
Distance >Résolution minimum nécessaire pour percevoir la même qualité image
6,3 cm > 1200 DPI 12,7 cm > 600 DPI 20 cm > 380 DPI
25,3 cm > 300 DPI 30 cm > 253 DPI 50 cm > 152 DPI
76 cm > 100 DPI 1 m > 76 DPI 1,5 m > 50 DPI
2 m > 38 DPI 3 m > 25 DPI 5 m > 15 DPI
10 m > 7,6 DPI 20 m > 3,8 DPI
Meilleurs Voeux 2011 !
Y a-t-il un métier qui a plus évolué que le pré-presse en 40 ans ?
En 1970, on enseignait encore aux jeunes qui se destinaient aux métiers de l’imprimerie à composer devant une casse de caractères de plomb comme au temps de Johannes Gutenberg au 15éme siècle.
La prépondérance de l’impression offset a précipité la fin de la typographie.
Le montage des textes issus de la photocomposition sur maquette destinée à la photogravure est arrivé avec les sélections de couleurs des ektachromes et autres photos ou illustrations traitées de manière complètement photographique. Les anciens photograveurs se souviennent des journées passées dans le noir complet pour traiter les films panchromatiques.
Les pages étaient alors traitées manuellement par les monteurs incorporateurs afin d’obtenir les quatre typons nécessaires pour exposer les plaques d’impression.
Ensuite, vers 1975, sont arrivés les premiers scanners qui ont permis de faire les quadrichromies en supprimant l’étape de sélection de couleurs photographique.
L’informatique a fait son arrivée dans la photogravure dans les années 80 avec les tables de montage électronique. Ces machines qui ont remplacé petit à petit le travail de montage manuel étaient extrêmement coûteuses alors que les capacités de stockage informatique étaient de l’ordre de 300 Mo pour une armoire de la taille d’un frigo…
Puis est arrivé le Macintosh et la PAO. Toutes les anciennes techniques ont été très rapidement remplacées par ces outils révolutionnaires. Les logiciels de mise en page et de retouche photographique permettent aux professionnels du pré-presse de traiter toutes les étapes de création, exécution de maquettes, retouche d’images, afin d’obtenir le fichier destiné à l’imprimeur.
Un technicien partant à la retraite à notre époque aura pu commencer sa carrière avec une technique vieille de plus de 500 ans et la terminer à l’ère du pixel…
Couleurs : discours sur la méthode….
… de la conversion RVB vers CMJN.
Il n’y a qu’une méthode applicable : faire le bon choix. Dans le traitement des images pour l’impression, nous travaillons maintenant essentiellement avec des prises de vues numériques. Le temps des ektas est bien révolu ! Les visuels sources sont donc principalement en mode couleurs RVB. Charge à nous de procéder à la conversion en quadrichromie. Pour cela, point de salut sans profil ICC, information nécessaire pour connaître l’espace colorimétrique dans lequel le cliché a été créé. Notre politique est de conserver cette information, et non de la substituer en attribuant un autre profil source, ce qui dénaturerait la validation couleur faite par le photographe ou le client. Ensuite, nous effectuons la conversion en quadrichromie appropriée à l’impression finale : offset, hélio, en tenant compte des directives de l’imprimeur (type de noir, taux d’encrage, type de papier etc…)
Pour cela nous utilisons les profils standards de l’ECI, qui sont de bon profils de conversion, contrairement à d’autres profils disponibles, qui sont plus des profils de simulation, inadaptés à la séparation en quadrichromie. A ce jour, nous utilisons par exemple le profil ISO Coated v2-300 pour l’impression sur rotative offset.
Lorsque les images sources fournies en RVB ne contiennent pas de profil, nous attibuons le sRGB-iec61966-2.1, qui convient le mieux pour une conversion générique. Effectivement l’Adobe RGB-1998 est un profil RVB plus large, avec plus de couleurs disponibles, mais qui demande une adaptation plus poussée dans un espace CMJN.
Ce travail d’adaptation lorsque le couple de profil AdobeRGB1998-ECI ISO Coated V2-300 est utilisé, fait partie d’un processus de retouche chromatique, comme pour la mise à l’échantillon par exemple.
Sur l’image ci-dessous, on peut trés nettement voir la quantité d’informations supplémentaires disponibles en mode AdobeRGB-1998 (en mode filaire). Inconvénient : ces couleurs beaucoup plus saturées, principalement dans les vert-bleus et les magenta-orange, ne sont malheureusement pas reproductibles en mode CMJN.
Effectivement, si on regarde maintenant cette image, on s’aperçoit que l’adaptation des couleurs RVB en CMJN lors de la conversion d’une image, va entrainer une perte importante des teintes saturées.
La Photogravure, on s’en passe …
Trop cher !
Supprimez le poste photogravure, ça ne sert à rien…
Il est vrai qu’on ne numérise plus beaucoup d’ektachromes, la photographie numérique ayant terminé sa révolution. Mais c’est justement cette étape de numérisation exécutée par des professionnels de l’image sur des scanners rotatifs qui permettait de caler l’image pour l’optimisation de l’impression qui fait défaut.
Ce travail doit être maintenant fait sur écran calibré par des chromistes retoucheurs de métier.
Régler la netteté, optimiser les détails, le contraste et la luminosité, convertir l’image de l’espace colorimétrique RVB vers le CMJN dans le profil d’impression adéquat. Tout cela doit toujours être fait.
Il reste ensuite le travail de retouche et de chromie classique, tels la mise à l’échantillon, l’équilibrage des différentes chairs sur une page, l’incorporation d’un motif manquant sur une robe qui n’existait qu’à l’état de prototype au moment de la prise de vue… Les possibilités des logiciels de retouches comme Photoshop sont immenses. Encore faut il qu’elles soient exploitées par des spécialistes.
Le traitement de l’image est primordial mais il faut également préparer les pages issues de la PAO pour qu’il n’y ait aucune surprise à l’impression. Le respect du cahier des charges de l’imprimeur, le traitement des fichiers qui servira à faire les plaques ou les cylindres, la génération d’épreuves contractuelles qui simulent parfaitement le résultat imprimé, la fourniture d’ozalids de contrôle façonnés afin de vérifier l’imposition, les raccords et effectuer l’ultime relecture avant le calage font partie du travail du photograveur.
Et oui, la photogravure sert encore à quelque chose.
Donner ses corrections en ligne…et plus !
Pouvoir faire des remarques, noter des corrections, contrôler les couleurs avec un simple navigateur. Il existe des outils qui permettent de le faire. CHROMA dispose de l’un des plus performants d’entre eux. Ce qui évite bien des petits tracas qui empoisonnent la vie :
- recevoir un PDF en basse résolution, parce que le mail ne doit pas dépasser 2 Mo, basse résolution qui empêche de voir certains détails trés important, une retouche effectuée par exemple…
- penser à prévenir les autres intervenants sur le document pour faire les corrections,
- vérifier ses mails pour voir si tout le monde à corrigé ou validé le pdf ou le visuel,
- Bref, si on multiplie les manipulations sur une dizaine de documents à gérer simultanément, il peut devenir très contraignant d’en suivre l’état d’avancement.
- Nous avons mis en place un serveur Internet qui centralise les documents, pas nécessairement des PDF, mais des images, des fichiers Word… Ce serveur publie sur Internet les documents accessibles par un login/mot de passe pour un utilisateur référencé. A partir de là, on peut visualiser le document original (et non une basse def) avec un affichage optimisé pour Internet et déposer des remarques, entourer des zones à vérifier ou corriger. On peut même vérifier la séparation des couleurs, mesurer la valeur d’un benday avec un densitomètre, mesurer des distances entre deux points. Si le document est un packaging, l’utilisateur pourra aussi effectuer une rotation du document pour mieux lire les textes sur les tranches du pack.
- Si plusieurs personnes doivent valider le même document, on pourra retrouver sur celui-ci toutes les notes ou corrections demandées par tous les participants. On peut conserver les différentes versions de document afin de pouvoir en retracer l’historique.



